Retour sur le déjeuner-causerie du 6 décembre 2011 – Facilitation et médiation environnementale
Pour la seconde fois le déjeuner-causerie de l’IMAQ avait pour thème la médiation comme moyen de prévention et de résolution des conflits dans le domaine de l’environnement et du développement durable. La rencontre organisée par le Comité développement durable fut un succès et a rassemblé plus de 35 personnes, dont une majorité de professionnels en urbanisme et en environnement assistant pour la première fois à un déjeuner causerie de l’IMAQ. Jacques Bénard, fondateur d’Acertys, s’est appuyé sur son expérience et sur les conclusions du rapport de recherche préparé par Mario Gauthier pour le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, La facilitation en environnement : Recension des écrits, études de cas et principes de « bonnes pratiques » pour présenter, à partir d’exemples concrets, les facteurs de succès et les défis du médiateur dans des contextes aussi variés que l’implantation d’infrastructures, le développement de projets immobiliers, la planification territoriale ou l’exploitation de ressources naturelles.
Les projets d’infrastructures et industriels ont en effet des impacts environnementaux et sociaux qui touchent les besoins et intérêts de différentes parties prenantes de la société (promoteurs, municipalités, associations, experts, gouvernement, médias). L’expérience montre qu’un manque d’écoute et d’implication de l’ensemble des parties prenantes dès les premières étapes du projet peut générer des tensions susceptibles d’affecter son acceptabilité sociale.
Dans une optique de prévention et de résolution des conflits, l’objectif est d’explorer dans quelle mesure la facilitation et la médiation peuvent contribuer à la prise en compte des intérêts des différentes parties de la société, constituant ainsi une forme d’ingénierie sociale des projets.
Concernant les conflits généralement rencontrés par le médiateur dans les domaines civil et commercial, ceux liés aux aspects environnementaux ou sociaux ont des particularités avec lesquelles le médiateur doit composer, notamment le nombre et la diversité des parties prenantes, la multiplicité et la complexité des enjeux, l’intérêt du public et des médias et le rôle des autorités publiques dans les décisions du projet. Dès lors, comme le précise Jacques Bénard :
la prévention et la résolution des conflits environnementaux font appel à un ensemble de techniques de facilitation et de participation publique.
Perspectives d’avenir
Le Comité Développement durable de l’IMAQ prépare pour le printemps 2012 une autre rencontre pour approfondir ce thème, à destination de différents publics (municipalités, industriels, ONG, …) susceptibles d’être intéressées par les approches de prévention et de résolution des conflits environnementaux et sociaux. Pour toute information, contacter Sylvie-Nuria Noguer.


